Le même bois, avant qu’on l’écoute, et après.
On ne restaure pas un meuble ou un escalier : on lui rend la parole qu’il avait perdue sous le vernis, la peinture ou la poussière. Voici quelques pièces passées par l’atelier, et ce que la patience leur a redonné.
Restaurer, c’est un acte de confiance : on enlève ce qui cache pour retrouver ce qui était là, intact, depuis le début. Chaque pièce ci-dessous a traversé l’atelier, et la patience lui a rendu sa lumière.
Escalier de maison de maître, Champagnole
Avant à Après · Chêne du MorvanTrois couches de vernis des années 1970 étouffaient le bois. On a tout décapé en douceur, gardé la patine des marches, et rendu au chêne sa lumière à l’huile de lin.
Parquet en chêne, salon
Avant à Après · Ponçage + huile de linGris et rayé sous une vieille vitrification écaillée, le parquet a retrouvé son grain miel après un ponçage progressif et trois passes d’huile. Il vit de nouveau sous les pas.
Fenêtre en chêne d’avant-guerre
Avant à Après · Restaurée, pas remplacéeDécapée jusqu’au bois massif, remasticée, huilée, quincaillerie nettoyée. Elle tient mieux le froid qu’on ne le croit, et raconte une histoire qu’aucun PVC ne saura raconter.
Porte d’entrée en chêne
Avant à Après · Décapage + huileLa peinture craquelée cachait un beau chêne sain. Décapée à l’aérogommage doux, huilée, ferrures dérouillées : la porte a repris vingt ans d’un coup.
Bahut jurassien en noyer
Avant à Après · Cire d’abeilleUn meuble de famille qu’on a remis debout. Surfaces nettoyées, re-cirées, laiton poli. Cire d’abeille, patience, et rien d’autre.
Table de ferme, plateau massif
Avant à Après · Re-cirée à la mainLe plateau était taché, terne, marqué par les décennies. On a respecté les traces de vie, comblé ce qui devait l’être, et réveillé le grain à la cire chaude.
Volets d’une maison de pierre
Avant à Après · Repeints + huilésLa peinture grise s’écaillait. Poncés, traités, repeints dans les règles : des volets bois bien entretenus tiennent cinquante ans, là où l’aluminium se démode en dix.